La permaculture pour notre jardin intérieur

Le problème est la solution !

Avec Sabine, depuis quelques mois, nous nous formons à la permaculture. L’avenir nous paraissant de plus en plus incertain quant au coût de la vie et à d’éventuelles pénuries, cheminer vers l’autonomie alimentaire nous a paru une évidence, voire une urgence ! Une urgence pour nous, mais également pour notre planète, car si nous souhaitons pouvoir continuer d’y vivre et d’y nourrir plusieurs milliards d’êtres humains, il va bien falloir repenser notre rapport à la terre ! La permaculture (contraction de « agriculture permanente ») nous semble être une très belle voie pour y parvenir. Et dernièrement, un de nos cours traitait de ce qu’on nomme un peu hâtivement les « mauvaises herbes »… Pour ceux qui font un potager, ces plantes envahissantes qui viennent étouffer nos légumes sont une vraie plaie ! Et nous passons un temps phénoménal et une grande énergie à les arracher, les couper… et elles reviennent, encore et encore…

Mais que sont ces mauvaises herbes ? Ne devrions-nous pas plutôt parler de plantes « indésirables » ? Car dans la nature, où tout a sa raison d’être, il n’y a pas de « mauvaise » herbe. Ce sont nous, dans notre vision anthropocentrique, qui les qualifions ainsi, car ce sont juste des plantes qui poussent là où nous ne le souhaitons pas. Et pourquoi donc poussent-elles ici précisément et en grande quantité ?

Deux des grands principes de la permaculture sont « Travailler avec la nature et non contre elle » et « Le problème est la solution ». Une plante n’est jamais là par hasard, si la graine a pu germer et donner naissance à cette plante ici et maintenant, c’est que toutes les conditions pour son développement étaient rassemblées. Et chaque plante a ses préférences en matière de sol. Donc la présence d’une plante dans notre potager est une information importante : elle va nous renseigner sur la nature de notre sol (argileux, sableux, acide, calcaire, compact…) et nous permettre, soit d’adapter nos cultures au sol, soit d’apporter ce qu’il faut pour en modifier progressivement la structure. C’est pour cela qu’en permaculture on les appelle des plantes « bio-indicatrices ». Plutôt que de lutter contre ces herbes à grand coup de désherbant, ce qui aura pour résultat un appauvrissement et une disparition progressive de la vie dans le sol, nous pouvons faire en sorte que ces « mauvaises herbes » ne trouvent plus dans notre potager les conditions idéales pour se développer… Ainsi nous aurons appris la leçon que la nature nous donnait !

Pourquoi est-ce que je vous parle de tout ça ?

La maladie, cette mauvaise herbe ?

Et bien une maladie, c’est un peu comme une mauvaise herbe… On pourrait aussi l’appeler « symptôme bio-indicateur » ! Ce qu’on appelle maladie n’est en fait qu’un « symptôme indésirable » qui apparait alors qu’on ne le souhaite pas, qui dérange notre vie quotidienne idéale. Mais elle non plus n’est pas là par hasard ! Alors on peut, bien sûr, s’en débarrasser à coup de médicaments qui vont supprimer les symptômes extérieurs mais en laissant les racines, ce qui aura pour effet non seulement d’affaiblir progressivement notre corps mais aussi de laisser la possibilité à cette maladie de réapparaitre plus tard, ou sous une autre forme… Alors qu’en bon permaculteur, il serait bien plus profitable d’y voir un message, une leçon à apprendre sur notre corps, notre état émotionnel… Car si nous écoutons bien, la maladie va nous renseigner sur l’état de notre jardin intérieur. Et si nous changeons en profondeur, alors la maladie n’aura plus lieu d’être, car le terrain n’y sera plus favorable !

Des fleurs (de Bach) pour fleurir notre jardin (intérieur)

C’est exactement la philosophie du Dr Bach, à l’origine des Fleurs de Bach ! Pour ce médecin anglais du début du XXème siècle, la maladie nait du développement d’un défaut tel que l’orgueil, la haine, l’avidité, … Et la seule guérison profonde et durable ne pourra venir qu’en y apportant la vertu opposée (la bienveillance, l’Amour, la compassion…). Pour lui, on ne soigne pas une maladie en luttant contre elle, mais en modifiant le terrain qui a favorisé son développement. C’est ce travail qui s’opère en nous grâce à l’énergie très subtile des fleurs de Bach.

De l’énergie au jardin intérieur

Et pour la médecine chinoise, le principe est le même ! Les symptômes sont une indication de notre état énergétique. Chercher à les faire disparaitre ne sert à rien si l’état énergétique ne change pas. Tout comme il ne sert à rien d’arracher une plante sans s’attaquer aux racines et comprendre l’origine de son développement. Un médecin traditionnel chinois ne voit pas en son patient une personne atteinte d’une maladie, mais plutôt une personne exprimant un certain nombre de symptômes qui sont autant d’indications à exploiter sur le plan énergétique pour que cette personne retrouve la santé.

Une valeur universelle

Avec Sabine, c’est depuis longtemps notre façon de voir la vie, et nous avons trouvé dans la permaculture un écho à notre vision du monde ! « Travailler avec la Nature et non contre elle » devrait être un des principes fondamentaux de notre société, à appliquer dans tous les domaines de la vie : l’agriculture, la santé, l’habitat, les relations humaines… C’est en cela que Bill Mollison et David Holmgren, pères fondateurs de la permaculture, nous ont légué bien plus qu’un simple outil de jardinage mais bien une philosophie de vie !

Mais ce qu’ils ont formalisé ainsi n’est-il pas juste une valeur universelle ? Les fleurs de Bach et le Shiatsu (basé sur la médecine chinoise) sont des exemples parmi d’autre de pratiques qui ont appliqué ces principes depuis bien longtemps ! C’est ce point commun entre nos pratiques qui a été le point de départ de notre volonté d’en exploiter la complémentarité, et d’en faire un « soin holistique » à part entière… mais ce sera l’objet d’un prochain article !

Bon jardinage !

Fred

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