• Sabine

Et si l'effet placebo reflétait tout simplement le pouvoir de l'esprit ?



On parle beaucoup aujourd’hui de l’effet placebo, sans toujours bien savoir de quoi il s’agit réellement.

Un placebo est une substance totalement dénuée de principes actifs. Pourtant, les personnes qui en prennent produisent des modifications physiologiques mesurables, correspondant exactement au soin qu’elles pensent avoir reçu !

Un placebo est une illusion de médicaments. Étymologiquement, cela vient du latin "placebo" et signifie "je plairai". Au début du 19ème siècle, cela représentait tout traitement prescrit plus pour plaire au patient que pour le guérir. C’est durant la seconde guerre mondiale que l’on eut une description scientifique de ce phénomène, jusqu’alors considéré comme peu sérieux. En effet, l’anesthésiste Henri K. Beecher recueillait les victimes des bombardements allemands. Or, il arriva un moment où il n’eut plus du tout de morphine. Il donna donc aux blessés, à la place, une solution saline, en leur disant que cela soulagerait rapidement leur douleur. Et effectivement, plus de 35 % répondirent positivement et virent leur douleur soulagée ! On a constaté aujourd’hui qu’un placebo pour la douleur équivaut à une dose de 5 mg de morphine intraveineuse !

L’effet placebo se constate chez environ 30% des patients, toutes pathologies confondues, avec de fortes variations cependant en fonction de l’affection, allant de 10 à 70% pour les migraines ou la dépression et jusqu’à 90% pour l’arthrite. Il dépend également du mode d’injection, l’injection ayant un pouvoir supérieur à celui des gélules, puis viennent les pilules et enfin les simples cachets. Enfin, 4 comprimés sont plus efficaces que 2, les gros cachets plus que les petits et les placebos chers plus que ceux bon marché !

L’effet placebo est si puissant qu’il oblige depuis des dizaines d’années tous les médecins qui réalisent des essais thérapeutiques à le prendre en compte : pour être efficace, un médicament doit montrer des effets supérieurs à ceux d’un placebo !

Il faut différencier le placebo de l’effet placebo : l’objet placebo est cette poudre de perlimpinpin qui soulage si le thérapeute et le patient sont réunis dans la même conviction. L’effet placebo est ce petit supplément qui fait qu’un médicament actif le sera davantage. Tous les médicaments sont donc susceptibles d’être optimisés par ce phénomène, au centre duquel est le relationnel.

A la fin du 19ème siècle, un pharmacien fut obligé de refuser à une dame très malade un médicament (car il était trop dangereux !) alors qu’elle pensait que seul ce médicament pourrait la guérir. Conscient qu’elle avait besoin de ce médicament pour croire en sa guérison, il lui remit un simple flacon d’eau aromatisée en lui disant qu’il y avait les fameuses molécules. Et… elle guérit ! Ce pharmacien se nommait... Emile Coué ! A partir de là, il accompagna toujours ses médicaments prescrits de paroles encourageantes et rassurantes. Ainsi était née la méthode Coué, qui consistait à implanter dans la tête des patients une pensée positive ! « Cela marche parce que j’y crois ! »

C’est en fait la force de notre mental qui nous soigne. Nos croyances positives envoient un signal à notre organisme pour qu’il fabrique ses propres médicaments pour nous soigner.

Il y a une trentaine d’années, Joe Dispenza, chiropracteur, fut renversé par une voiture et condamné par la médecine. Par le seul pouvoir de son esprit (concentration et visualisation), il refusa l’opération et guérit ! Il mena alors des recherches scientifiques, alla dans le monde entier et expliqua comment il était possible de reprogrammer le cerveau. Lors de ses séminaires, il y avait des cas de rémissions spontanées !

A la lumière des neurosciences, on sait à présent que les changements biologiques qui se produisent lorsque nous pensons à quelque chose sont les mêmes que ceux qui se produisent lorsque nous vivons en vrai l’expérience.

Moins connu, l’exact contrepoint de l’effet placebo, est l’effet nocebo. Il fut mis en évidence récemment, notamment par Patrick Lemoine. Nocebo, en latin, signifie "je nuirai". Le traitement est moins efficace qu’il ne devrait et en plus, il peut nuire du fait d’effets secondaires augmentés, inattendus ou aberrants.

Le nocebo agit en provoquant la libération de substances tout aussi naturelles que pour le placebo, mais rendues toxiques en raison, par exemple, de niveaux excessifs de leur production. Par exemple, le cortisol lutte contre l’allergie, mais, produit en excès, il favorise l’ulcère de l’estomac ou la dépression.

Le diagnostic médical est souvent générateur de cet effet nocebo. L’hyper-information médicale qui circule sur internet, par exemple via les forums de santé, participe souvent à transformer un simple mal de ventre en l’hypothèse d’un cancer en préparation ! Par ailleurs, les diagnostics radicaux de certains médecins sont capables de provoquer à eux seuls, dans les cas les plus extrêmes, la mort du patient. Dans son livre « Le placebo, c’est vous ! », Joe Dispenza, spécialiste des neurosciences, relate le cas de cet américain, Sam Londe à qui l’on diagnostiqua un cancer de l’œsophage, incurable selon les médecins ! Le patient mourut quelques mois plus tard, comme prévu… sauf que l’autopsie démontra qu’il y avait erreur de diagnostic et aucune trace de cancer de l’œsophage… ni rien qui eut pu permettre un décès ! Comme en conclut Joe Dispenza, cet homme mourut parce que tout le monde le croyait mourant, et lui aussi !


Ces effets placebo et nocebo nous forcent à admettre le pouvoir fabuleux de l’esprit. Ils nous invitent, me semble-t-il, à reprendre en main notre santé et à enfin réaliser que nous avons en nous la clé pour guérir, plutôt que de donner notre pouvoir aux diagnostics médicaux, qui ne prennent pas en compte l’individu, son unicité, son cheminement intérieur … Personne ne peut décider pour nous si nous guérirons ou non. C’est ne voir l’humain que comme une simple mécanique, et oublier qu’il est avant tout une âme, qui informe un corps ! A qui choisirons nous de donner notre pouvoir : à l’extérieur ou à l’intérieur de nous-même ? Choisirons-nous de voir notre être comme une machine ou comme une âme habitant un corps ? Enfin, de quel droit un médecin peut-il oser affirmer à quelqu’un qu’il ne survivra pas à sa maladie ?

Finalement, le médicament ne serait-il pas qu'un petit élément dans le processus de guérison ? Ce qui ferait la différence, ne serait-ce pas la foi que nous mettrions dans notre guérison, la confiance que nous aurions en les fabuleuses capacités d'auto-guérison de notre corps, les croyances que nous choisirions de nourrir et la détermination que nous mettrions à apprendre à maîtriser notre esprit de façon positive et spirituelle, jour après jour, comme le disent si bien les grandes sagesses du mondes ?

Belle reflexion !

Sabine

Bibliographie : Magazine Néosanté n°48-sept 2015


Tous les ateliers, stages, formations et consultations ont lieu sur Eygaliers (26170) à 5 min de Buis les Baronnies et 20 min de Vaison-la-Romaine.

Rencontrons-nous...!

​© 2020 Retour à la Source  -  créé sur wix.com

  • Facebook