La régénération est (aussi) dans votre assiette
femme épanouie transformer et renaitre

On sait tous que notre alimentation a des conséquences sur notre santé. Celle-ci peut être néfaste : manger trop gras, trop sucré peut provoquer du diabète, des maladies cardio-vasculaires,… Mais elle peut aussi permettre d’éviter certaines maladies ou en limiter les effets : l’alimentation « anti-inflammatoire », l’équilibre acido-basique, le régime Seignalet,…

Mais ce que l’on oublie, c’est que l’alimentation peut (et devrait) aussi être source de régénération énergétique et devenir un véritable « médicament », on parle alors d’ « alicament ».

« Que l’aliment soit ton premier médicament »

Adage attribué à Hippocrate (4è siècle av. JC)

Je vous propose donc une série d’articles sur l’alimentation, pour essayer de redonner du bon sens à cet acte quotidien et retrouver un moyen de devenir acteur de sa santé.

Faire de l’alimentation un moyen de prévention mais aussi une manière de se soigner

C’est ce que la Médecine Traditionnelle Chinoise (MTC) a étudié depuis plusieurs milliers d’années !

Comme je l’ai déjà évoqué dans d’autres articles, la médecine traditionnelle chinoise est basée sur l’observation de ce qui est, des cycles de la nature, de l’environnement. C’est ainsi qu’au fil des siècles, les chinois ont découvert que les aliments avaient certaines propriétés et que leur mode de préparation et leur consommation avaient des répercussions sur notre état énergétique, et sur la circulation même de l’énergie au sein des méridiens. Ils en sont naturellement venus à adopter une alimentation non seulement préventive mais également curative.

C’est ce qu’on appelle la « diététique énergétique ».

Pour la MTC, on ne parle pas de « régime » car il ne s’agit pas d’une contrainte, mais d’un véritable art de vivre, une hygiène alimentaire, l’art du « savoir manger ».

« Celui qui ne sait pas manger ne sait pas vivre »

Sun Si Miao (581-682) grand sage de la tradition médicale chinoise.

Faut-il donc manger chinois ?

Il ne s’agit bien entendu pas de manger « à la chinoise » du riz avec des baguettes ! Il est possible d’adopter une diététique énergétique dans n’importe quelle tradition culinaire et n’importe quel pays, tout en en conservant nos traditions et nos aliments propres à notre culture et à notre environnement.

Nous ne sommes pas chinois mais physiologiquement tous les êtres humains sont gouvernés par les mêmes lois naturelles.

Alors comment adopter une diététique énergétique ?

Adopter une diététique énergétique va consister à orienter notre alimentation de manière à ce qu’elle favorise un état énergétique qui aille dans le sens de notre santé, en se basant sur les principes de la médecine chinoise. Tout part du bon sens.

Il y a plusieurs façons d’adopter une diététique énergétique :

1- Au quotidien, dans la cellule familiale, sans se soucier de l’état énergétique de chacun, il va s’agir d’appliquer quelques principes généraux comme adapter les repas à l’énergie de la saison en jouant sur l’harmonie des couleurs et des saveurs, la nature des ingrédients, les modes de cuisson, de préparation… et en respectant quelques règles fondamentales et principes de bases pour que le repas soit une source de régénération.

2- En adaptant plus particulièrement le contenu de notre assiette à notre état énergétique du moment. Dans ce cas, il va s’agir de favoriser tel ou tel type d’aliment, de couleur, de saveur, de nature, de cuisson, afin d’aider à la réharmonisation de notre état énergétique et d’éviter l’apparition de symptômes ou de maladies.

3- De manière curative, sous les conseils d’un spécialiste, pour adapter de manière stricte notre alimentation avec l’objectif d’accompagner la guérison. Notez que traditionnellement, en Chine, l’alimentation était le premier moyen pour soigner. Si on n’y parvenait pas, alors on passait à d’autres méthodes comme l’acupuncture.

Fleurs de Bach - retour a lasource
Fleurs de Bach - retour a lasource

La diététique du « juste milieu »

C’est aussi le nom que l’on donne à l’alimentation selon la médecine chinoise.

Pour les chinois, rien n’est tout blanc ni tout noir. Il y a toujours du noir dans le blanc et du blanc dans le noir. C’est le principe même du Tao. En alimentation c’est la même chose, rien n’est bon ni mauvais en soi, tout dépend de l’état énergétique de chacun.

Prenons l’exemple des produits laitiers. En occident, d’un côté on entend qu’ils sont indispensables car ils sont source de calcium (ce qui n’est pas tout à fait vrai), et de l’autre on entend qu’ils sont néfastes à la santé. Qu’en dit la médecine chinoise ? Pour la MTC, les laitages tonifient le vide et sont très humidifiants. La médecine chinoise considère que les aliments humidifiants sont à éviter en général car ils peuvent être source de nombreuses pathologies. Les laitages vont être fortement déconseillés en cas de diarrhée, d’obésité, de mucosités, et de stagnation d’humidité. En revanche, ils vont être indiqués en cas de sécheresse, de soif, de constipation, de faiblesse, d’amaigrissement.

Tout dépend de chacun ! Souvenez-vous que pour la MTC, il n’y a pas de maladie, il n’y a que des malades. On ne traite pas une pathologie mais un être humain dans sa globalité.

Et la gastronomie française ?

En France, « pays de la gastronomie », nous avons une tradition culinaire très ancrée et nous en sommes très fiers ! Certes, les recettes de nos grands-mères avaient du bon et étaient saines (pour la plupart). Mais cela ne fait pas tout ! « Saine » ne signifie pas « régénératrice », et c’est cet aspect de régénération énergétique que peut nous apporter la tradition chinoise.

Voici les 3 raisons principales qui me pousse à plaider en faveur de la diététique énergétique pour nous, européens :

1- C’est une tradition multimillénaire fruit de siècles d’études et d’observations. Une expérience incomparable au regard des nouveaux régimes qui fleurissent à tout va dans notre société et qui n’ont tout au plus que quelques dizaines d’années de recul.

2- La diététique énergétique est bien plus qu’un simple « régime ». C’est tout un art du « savoir manger » qui s’inscrit dans un mode de penser bien plus vaste : le taoïsme.

3- La population chinoise, bien que vivant en moyenne dans des conditions de vie plus difficiles que chez nous, a une espérance de vie similaire et ne connaît quasiment pas l’obésité.

Et concrètement ?

Je vous présenterai prochainement dans d’autres articles des moyens concrèts pour mettre en place une hygiène alimentaire par la diététique énergétique dans votre quotidien.

Alors, à très vite pour la suite !

D’ici là portez-vous bien.

Frédéric