L’extérieur, reflet de l’intérieur ?

On a toujours l’impression qu’il nous faut changer ce qui se passe à l’extérieur dans nos vies pour pouvoir enfin nous sentir mieux : quand j’aurai changé de travail, quand mes douleurs auront disparu, quand mon mari m’écoutera enfin… etc

Et si l’on prenait le problème à l’envers ? Et si ce que l’on vit à l’extérieur n’était que l’exact reflet de ce que l’on vit en nous-même ?

Il nous faudrait alors aller guérir en nous ce qui nous fait mal pour que notre vie extérieure s’harmonise.

Prenons un exemple

Imaginons que j’ai le sentiment que mon mari ne m’écoute jamais. Je lui parle, il semble l’ignorer. J’ai la sensation de parler dans le vent et d’être insignifiante à ses yeux.

Et si j’allais voir en moi ce qui se passe … Est-ce que je m’écoute ? Est-ce que j’entends mes propres besoins et y réponds ? Est-ce que j’ai conscience de ma valeur ou est-ce que je me considère insignifiante ?

En partant de moi, de mon intériorité, de ce que je vis à l’intérieur, j’ai le pouvoir de transformer ce qui se passe dans ma vie.

D’ailleurs, je perds mon temps, quelque part, à essayer de changer mon mari. Le jour où j’écouterai mes besoins et où j’aurai conscience de ma valeur, comme par magie, il est fort probable que mon mari semble m’écouter bien davantage !

Ce que je vis à l’extérieur est le reflet de ce que je vis à l’intérieur. Et cela est plein d’espoir car cela signifie que j’ai le pouvoir de transformer ma vie ! Mais, pour cela, je dois partir du bon endroit : le cœur de moi-même !

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Et les douleurs dans tout ça ?

Mon corps (l’extérieur de mon être) a des douleurs. Si je pars du même principe, cela signifie que ces douleurs extérieures sont le reflet de douleurs intérieures ! Et si je prends le problème depuis l’extérieur, je risque fort de n’avoir que peu de résultats, ou en tous cas, pas durables.

Il va falloir que j’accepte d’aller en moi voir quelles sont mes véritables douleurs.

 Prenons des exemples

Imaginons que j’ai des douleurs terribles aux pieds qui m’empêchent de marcher, d’avancer. Il me faudra m’intérioriser et chercher quelle est ma douleur intérieure profonde qui fait que je n’ai plus envie, plus le courage d’avancer.

  • Qu’est ce qui se passe en moi ?
  • Ai-je peur de me rapprocher de la fin de ma vie ?
  • Qu’est ce qui se passe en moi qui fait que je n’ai plus la motivation pour avancer ?
  • Est-ce que j’ai encore un vrai but ?
  • Ai-je une réelle direction intérieure ?
  • Celle que je prenais était -elle en adéquation avec celle que voulait mon être profond ?
  • etc

Imaginons maintenant que j’ai un urticaire géant, avec des douleurs insupportables. C’est comme s’il y avait le feu en moi. Et ce feu intérieur s’exprime en « brûlant » ma peau.

  • Qu’est ce qui intérieurement me brûle ?
  • Quelle est peut-être la colère ou la culpabilité qui me ronge de l’intérieur ?
  • Qu’est ce qui m’irrite tant que ça en moi ?
  • etc
Fleurs de Bach - retour a lasource

Entrer en amitié avec nous-même

A mon sens, tous nos maux et mal-être veulent justement nous inviter à nous intérioriser, à revenir vers le cœur de nous-même, à enfin nous écouter, aller découvrir le joyau qui est au cœur de nous-même et à recréer la relation la plus importante qui soit : celle avec nous-même !

C’est comme si notre petit moi (notre personnalité), était bien trop éloigné de notre Soi (l’essence de notre être) et qu’il y avait urgence à retisser ce lien entre nous et nous, un lien d’amour.

Comme l’exprimait si bien Pema Chödrön, et si c’était l’occasion d’entrer enfin « en amitié avec nous-même » ?

Bon cheminement,

Sabine