Et si l’on portait en nous l’humanité toute entière ?

Article publié le 3 mai 2021

Il nous est très facile de juger les gens autour de nous, les situations, la manière dont nos gouvernants agissent…

Évidemment, notre jugement porte sans doute une part de vrai… Cependant, juger l’autre nous sépare de lui. Le juger nous permet de nous dire (si l’on est honnête avec nous-même) que nous sommes mieux que lui, que nous nous serions mieux comportés que nous aurions fait de meilleurs choix… Juger, en nous séparant de l’autre, nous rassure peut-être mais ne nous rend certainement pas plus heureux ni plus aimant.

Qui d’entre nous ne juge pas ?

Et pourtant… Si l’on voulait bien imaginer que l’on porte en nous l’humanité ? Si l’on voulait bien reconnaitre que ce que l’on juge chez l’autre se trouve aussi en nous-même, pas nécessairement d’une manière aussi grossière, aussi énorme, peut-être d’une manière plus subtile…

Socrate ne disait-il pas « Connais-toi toi-même et tu connaitras le monde » ! Cela signifie bien que notre monde intérieur contient l’humanité toute entière et que tout ce que nous pouvons juger à l’extérieur se trouve également en nous-même… et c’est précisément parce que nous ne voulons pas le voir chez nous que ça nous énerve chez l’autre !

Si l’on regarde la situation actuelle, chacun, à sa manière, va juger nos gouvernants, les autres… Certains se disent : « Qu’ils sont lâches à ne pas se révolter, à accepter de porter le masque sans rien dire… et même à laisser masquer leurs enfants ! ». D’autres pensent : « Qu’ils sont égoïstes ceux-là, à ne pas porter le masque ! ». D’autres encore s’énervent : « Quelle incohérence dans les mesures ! » etc.

En fonction des jugements que nous portons, allons voir la part en nous qui est lâche, égoïste, incohérente… Évidemment, au premier abord, on ne verra peut-être pas cette part de nous-même… Mais, si l’on fouille un peu plus (si on ose ce travail d’introspection honnête et profond), il est certain que nous pourrons trouver la part de nous qui fait écho à celle que l’on juge chez l’autre.

Qui ne peut pas trouver en lui cette part de lâcheté qui l’a fait se taire face à telle personne alors qu’il n’était pas en accord en profondeur, dans le but de ne pas perdre son amour ? Qui ne peut pas trouver en lui cette part d’égoïsme qui nous a fait par exemple trembler collectivement face à ce covid pour quelques centaines de milliers de morts dans le monde alors que 9 millions d’enfants qui meurent de faim dans le monde chaque année semble nous laisser indifférent ? Qui ne peut pas trouver en lui cette part d’incohérence qui peut le faire manger bio pour préserver sa santé et fumer paradoxalement plusieurs cigarettes par jour, ou encore défendre corps et âme la cause des animaux en étant végétarien et tuer sans soucis mouches et moustiques l’été ?

Juger l’autre nous sépare de lui. Mais, si nous nous prêtons à ce jeu d’observer la part en nous qui est semblable à celle que l’on juge chez l’autre, alors, nous comprendrons que l’humanité est en nous. Nous pourrons, en allant voir au fond de nous nos intentions véritables dans de telles situations, mieux comprendre pourquoi l’autre se conduit finalement comme cela. Nous réaliserons surtout alors que ce que nous avons pris pour une affaire personnelle ne nous était pas destiné et que l’attitude de l’autre nous parlait plutôt de ses propres conflits intérieurs.

Peu à peu, nous pourrons mieux voir que nous sommes des âmes en chemin avec, finalement, le même type de défis à relever, le même type de peurs à dépasser (peur de l’abandon, de ne plus être aimé…). Nous pourrons de plus en plus voir que l’autre est finalement comme nous un être imparfait qui avance sur le chemin de sa perfection. Nous nous sentirons ainsi peu à peu plus aimants, solidaires et moins séparés.

Ce que l’on juge chez l’autre deviendra alors un moyen parfait pour mieux nous connaitre, développer l’honnêteté avec nous-même et faire grandir la compassion pour nous-même et pour l’autre.

Bon cheminement,

Sabine

0 commentaires

Soumettre un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.

huit + 9 =

L’hiver, un temps pour soi

L’hiver, un temps pour soi

En médecine chinoise, l’hiver est la saison des Reins, et après avoir lu ce qui suit, vous allez vite comprendre pourquoi il est primordial de prendre grand soin de nos Reins, particulièrement en hiver !
Je vous propose dans cet article des outils et exercices (alimentation, recette, étirements…) pour passer un hiver chaleureux et en pleine santé !

Les mantras, un outil puissant pour se relier au divin

Les mantras, un outil puissant pour se relier au divin

Les mantras sont des sons sacrés millénaires, psalmodiés ou chantés depuis la nuit des temps par des sages et des méditants désireux d’avancer sur leur chemin. Ce sont donc des sons chargés de très hautes fréquences et de la ferveur de tous ceux qui les ont chantés jusqu’à aujourd’hui !
En Inde, on dit qu’il faut chanter un mantra un million de fois pour qu’il devienne pleinement actif pour nous ! Un mantra agira donc à la hauteur de la ferveur et de l’énergie que nous mettrons à le chanter.

Bien vivre l’automne avec le Shiatsu

Bien vivre l’automne avec le Shiatsu

En médecine chinoise, l’automne est la saison du mouvement Métal. Le Yang cède peu à peu la place au Yin.  C’est le temps de la réflexion, de l’engrangement, il est temps de récolter et de faire des réserves pour l’hiver ! Si la sagesse orientale nous incite à ralentir, à entreprendre une certaine intériorisation, malheureusement notre vie occidentale nous pousse, au contraire, à nous activer de plus belle : après la pause estivale c’est la rentrée pour les enfants et les parents avec son flot d’inscriptions, de réorganisation, de surcroit d’activité et une charge de travail qui augmente ! Notre activité va à l’encontre des besoins de notre corps. Alors ne nous étonnons pas de voir apparaitre toute une panoplie d’affections ORL, résultat d’une surcharge d’activité pour nos poumons !

Et si nous mettions un gardien à la porte de notre mental ?

Et si nous mettions un gardien à la porte de notre mental ?

Si nous sommes témoin d’une scène dans un supermarché où un enfant de 4 ans tape des pieds et hurle de colère pour obtenir des bonbons ou un jouet, nous serons sans doute d’accord avec la mère si elle lui demande fermement de se calmer et lui refuse son caprice. Il est assez facile de voir à l’extérieur de nous la nécessité de la fermeté. Pourtant, nous voyons souvent beaucoup moins la fermeté dont nous avons besoin face à nous-même, et notamment face à notre mental !

Et si la fidélité à Soi nécessitait d’accepter d’être infidèle aux autres ?

Et si la fidélité à Soi nécessitait d’accepter d’être infidèle aux autres ?

Être fidèle à soi-même, qu’est-ce que cela signifie ? Il s’agit d’être fidèle à notre Être profond, à ce qui se dit en nous en profondeur, à nos valeurs essentielles, à notre cœur. C’est tout l’inverse de la fidélité à notre ego, qui signifierait répondre à nos désirs intempestifs, céder à nos peurs, être centré sur nos caprices. La fidélité à notre petit moi serait tout le contraire de la fidélité à Soi…

La vraie guérison n’est-elle pas celle de l’âme ?

La vraie guérison n’est-elle pas celle de l’âme ?

En tant qu’être humain, nous connaissons ce tiraillement entre notre part incarnée, matérielle et notre part spirituelle, la part en nous qui souhaite vivre du plaisir, ne pas souffrir, « aller bien »… et celle qui aspire à évoluer, à grandir en amour et en sagesse. Notre petit moi, notre ego, souhaite se sentir bien à chaque instant, sans effort. Notre Soi (ou être profond) a soif d’absolu, de quête existentielle, d’éternité.

Du petit moi au Soi…

Du petit moi au Soi…

…ou comment développer la confiance en Soi ?
Au fur et à mesure que je chemine, je prends davantage conscience que l’essentiel du « travail » consiste à passer du petit moi  au Soi, c’est à dire à se désidentifier de notre personnalité, de nos rôles (de mère, fils, chef d’entreprise…) pour s’identifier de plus en plus à qui l’on est vraiment, ce qui, en psychologie transpersonnelle, est appelé le Soi ou la Supraconscience, ou que l’on peut nommer l’âme, notre Présence, notre Lumière intérieure… peu importe la dénomination du moment qu’elle parle de la partie la plus élevée en nous, celle semblable au divin, immortelle et inaltérable…

La permaculture pour notre jardin intérieur

La permaculture pour notre jardin intérieur

Que sont les mauvaises herbes ? Pourquoi s’entêtent-elles à pousser au milieu de nos légumes ? Apportent-elles un message à qui veut bien les écouter ? Et si nous osions un parallèle avec la maladie ? Venez découvrir comment la permaculture peut nous aider à mieux cultiver notre jardin intérieur …

Sommes-nous sous hypnose ?

Sommes-nous sous hypnose ?

Si l’on observe un peu ce qui s’est passé depuis 2 ans avec le covid, on peut s’apercevoir que nos gouvernants, aidés des médias mainstream, ont utilisé des techniques d’induction d’hypnose pour nous faire accepter leur vision des choses, nous maintenir dans la peur et ainsi nous rendre « dociles ». Regardons un peu cela de plus près…